FRÉDÉRIC TARDIFAmbassadrice du Défi Tête la Première.

    « Le 23 mai dernier  je me suis fait frapper par une voiture lorsque j’étais à vélo. Déjà plus de trois semaines qu’une roue avant d’un véhicule s’est retrouvée sur ma tête. Déjà plus de trois semaines que j’ai l’opportunité de me réveiller jour après jour en réalisant tout la chance que j’ai d’être toujours en vie, d’avoir la même santé cognitive, de pouvoir continuer à pratiquer les sports que j’aime, de voir grandir mon filleul que j’adore, de prendre de bon repas avec ma famille et mes amis, de pouvoir faire les choses simples que la vie m’a offertes à la naissance telles que de pouvoir tout simplement parler, rire, pleurer, manger et marcher. En effet, selon les médecins, mes blessures mineures tiennent d’un miracle. Mon casque m’a littéralement sauvé la vie. La déformation de mon casque démontre ce que ma tête aurait subi. Depuis ce jour, ma vie a pris un tout autre sens. Lorsqu’un tel événement arrive, une remise en question est inévitable. Au combien de questions me sont venues en tête depuis l’incident. Pourquoi moi j’ai eu cette chance ? Nous entendons tellement souvent des histoires d’horreur de cyclistes happés par des voitures. La veille de mon accident, j’apprenais la réussite de mon examen de l’école du Barreau. Enfin, j’allais pouvoir devenir avocate. Tant d’année d’étude, de travail acharné et du jour au lendemain, tout aurait pu basculer. Combien de fois nous nous sommes fait dire que la vie est fragile ? Mais est-ce que nous nous sommes déjà vraiment arrêtés pour pouvoir y penser ? J’ai toujours été une fille pleine d’ambitions, une fille sportive, qui essaie de profiter de la vie au maximum. Comme un peu tout le monde, j’ai toujours pensé que rien ne pouvait m’arriver. Cette journée du 23 mai 2015, j’ai enfilé mon casque par simple habitude parce que pour moi, le casque a toujours été complémentaire à mon vélo. Jamais je ne pensais que ce casque allait devenir d’une si grande valeur à mes yeux. Mon accident m’a fait réaliser l’importance de s’arrêter. J’invite chaque personne à faire preuve de jugement et à porter son casque à vélo. » – Frédérique Tardif